Agriculteurs et l'agriculture

L’environnement

Bien que prendre soin de nos animaux d’élevage soit notre première priorité, nous sommes également dédiés à préserver l’environnement dans lequel nous travaillons, vivons et jouons. Comme vous, nous comptons sur un environnement propre pour que nos familles soient heureuses et en santé et comme nos parents et grands-parents avant nous, nous veillons sérieusement à protéger nos terres. Nous vivons dans les mêmes communautés que vous. Notre eau vient des mêmes sources et les poules qui produisent les œufs que nous mangeons produisent aussi les vôtres. La plupart de nous vivons sur nos fermes donc le fait d’être soucieux de l’environnement dans le cadre de nos activités quotidiennes ne fait que du bon sens.

Nous sommes engagés à protéger nos plans d’eau, l’air que nous respirons et nos terres en vue de la prochaine génération. Une façon de parvenir à cette fin consiste à bien gérer les fientes. Le fumier de poule est un engrais naturel pour les cultures. Il promouvoit la présence de matières organiques et la vie dans le sol, tout en améliorant la rétention d’eau, réduisant les mauvaises herbes et suscitant la croissance des racines qui se veut nécessaire à nos cultures. Les jardiniers reconnaissent l’importance du fumier puisqu’ils en ajoutent à leurs parcelles de terrain avant de planter fleurs et légumes au printemps. Nous faisons exactement la même chose, sauf à plus grande échelle.

Les producteurs d’œufs entreposent le fumier des poules pendant jusqu’à une année avant de l’épandre dans les champs et le mélanger au sol. Cet entrepôt est situé à l’écart des plans d’eau naturels et nos réservoirs, hangars ou fosses d’entreposage du fumier sont conçus de sorte à prévenir la contamination de l’eau souterraine. Si d’autres cultures se font à la ferme, nous utilisons le fumier que produisent nos poules. Dans la négative, nous le vendons et dans la plupart des cas, nous le vendons à ceux qui vivent à proximité afin de minimiser notre bilan de carbone.

Au Canada, l’ensemble de la production d’œufs se déroule de sorte à minimiser les émissions associées aux véhicules de transport. Tout d’abord, les œufs sont produits dans chacune des 10 provinces et dans les Territoires du Nord-Ouest. Notre programme de gestion de l’offre établit les contingents de production ou la quantité d’œufs qui seront produits en réponse à la demande à l’échelle du pays. Ce système aide à prévenir les excédents dont la production aurait contribué à gaspiller l’énergie et ensuite l’exportation de ce produit vers des pays dont la plupart ont la capacité de produire suffisamment d’œufs en réponse à leurs propres besoins. Ensuite, les postes de classement qui sont responsables de laver les œufs sont situés dans tous les coins du pays, ce qui aide à réduire les émissions associées au transport interprovincial. Enfin, plusieurs producteurs font l’élevage de leurs propres poulettes, soit les jeunes oiseaux avant qu’ils atteignent l’âge de la ponte, et préparent leur propre moulée, deux pratiques qui servent à tenir le transport au minimum.

Les contenants d’œufs en plastique, en styromousse et de pulpe sont acceptés à des fins de recyclage bien que leur acceptation varie d’une municipalité à l’autre au Canada. Les contenants en fibres peuvent aussi être compostés et sont acceptés dans de nombreux programmes municipaux de compostage.

La production d’œufs et l’élevage de poulets à chair figurent parmi les secteurs agricoles les plus respectueux de l’environnement. Une recherche menée au Royaume-Uni a porté sur pers facteurs y compris l’énergie utilisée, les terres requises et l’émission de gaz et révélé que le secteur de la production d’œufs était parmi les meilleurs quant à son impact sur l’environnement. Ici, au Canada, certains producteurs utilisent des sources d’énergie de rechange comme de petites turbines actionnées par le vent et des panneaux solaires et explorent même la possibilité de recourir à des biodigesteurs de fumier.

La durabilité consiste à protéger nos ressources et cela inclut les gènes de la volaille. Bien que la plus grande partie de la production d’œufs soit assurée par quelques grandes races de poules, quelques races mineures ou plus rares sont conservées par des spécialistes avicoles dans des collèges agricoles ou par d’autres enthousiastes. Ces races inhabituelles sont parfois présentées lors de foires automnales ou d’hiver. Peut-être avez-vous même vu un œuf bleu ou portant des marques inhabituelles provenant de ces races différentes? Nous félicitons ces enthousiastes non seulement pour leur désir de maintenir une partie importante de notre héritage rural, mais également pour préserver ces autres races d’oiseaux.